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L’OSTEOPOROSE    

Qu'est ce que l'ostéoporose ?

L'ostéoporose est une maladie générale du squelette qui entraîne une plus grande fragilité de l'os avec le risque de faire une fracture pour un traumatisme peu important (par exemple, chute de sa hauteur).
Les fractures les plus fréquentes sont les fractures du poignet, des vertèbres (appelés à tort « tassement vertébraux »), des côtes, de l'extrémité supérieure du bras (humérus) et la plus grave est la fracture du col du fémur qui survient dans la plupart des cas chez la femme âgée (aux alentours de 80 ans).
Habituellement, les fractures des doigts, des orteils, du crâne ou des cervicales ne sont pas considérées comme des fractures liées à l'ostéoporose.

Pourquoi les femmes ont-elles de l'ostéoporose après la ménopause ?

La carence estrogénique de la ménopause est la principale cause de la perte osseuse chez la femme. Elle explique en partie pourquoi les femmes sont à plus grand risque d'ostéoporose et de fracture que les hommes, chez qui le capital osseux diminue plus progressivement, avec le vieillissement.
La perte osseuse de la ménopause est la plus importante dans les 2 à 5 premières années qui suivent la ménopause. Elle se ralentit habituellement au delà de cette période, même si elle se poursuit tout au long de la vie après la ménopause.
Elle est variable selon les femmes : elle peut être très limitée ou au contraire, plus importante ou plus prolongée que la normale. La maigreur ou le tabagisme sont des facteurs qui accentuent la perte osseuse de la ménopause.

Quels sont les facteurs de risque de faire une fracture ?

Le risque de faire une fracture liée à l'ostéoporose est multifactoriel. Il dépend de facteurs osseux et de la nature du traumatisme.

Parmi les facteurs osseux favorisant la fracture, un capital osseux plus faible que la normale est un élément important.
Ceci peut être la conséquence (de manière non exclusive):
- d'un capital osseux qui ne s'est pas constitué correctement durant l'enfance et l'adolescence et en particulier, au moment de la puberté;
- d'une perte osseuse causée par une maladie ou la prise de médicaments au cours de la vie adulte (cf. infra);
- d'une perte osseuse trop importante après la ménopause.

Les situations cliniques suivantes sont de plus considérées comme des facteurs de risque de fracture, soit parce qu'elles sont responsables d'une baisse du capital osseux, soit parce qu'elles augmentent le risque de fracture indépendamment du capital osseux.
Il s'agit :
- d'une prise prolongée de certains traitements tels des corticoïdes (pendant au moins plus de 3 mois consécutifs);
- d'une ménopause précoce (avant 40 ans);
- d'un antécédent maternel ou paternel de fracture du col du fémur;
- d'un poids trop faible;
- d'un antécédent d'anorexie, surtout en cas d'arrêt prolongé des règles;
- d'une consommation passée ou en cours de tabac;
- d'une maladie qui a entraîné une déminéralisation du squelette, comme un hyperfonctionnement de la thyroïde (hyperthyroïdie) ou des glandes parathyroïdiennes (hyperparathyroïdie).

Comment savoir si je suis à risque de faire une fracture ostéoporotique ?

Si vous avez déjà présenté :
- une fracture à l'occasion d'un traumatisme peu important ou,
- si votre taille a diminué de plus de 4 cm par rapport à votre taille adulte (ou de 2 cm entre 2 mesures faite par votre médecin dans les mêmes conditions).

Si vous avez :
- un facteur de risque de fracture (voir question précédente).

Vous devez en parler à votre médecin qui vous prescrira une ostéodensitométrie permettant de mesurer le contenu en calcium de votre squelette et d'évaluer votre risque de fracture.

Qu'est ce que l'ostéodensitométrie ?

Il s'agit d'une technique radiographique qui permet de mesurer le contenu en calcium des pièces osseuses de manière précise et avec une irradiation nettement moindre que pour une radiographie standard ou un scanner.
La mesure porte habituellement sur les sites osseux de l'ostéoporose, c'est à dire le rachis lombaire (zone des vertèbres lombaires L1 à L4 ou L2 à L4) ainsi que sur l'extrémité supérieure du fémur (« col du fémur »).
La mesure est très rapide (quelques minutes pour les vertèbres ou le fémur), indolore (pas d'injection de produit de contraste) et très faiblement irradiante. De ce fait elle peut être répétée sans risque et est possible chez les enfants et les nouveau-nés.
Si la mesure doit être répétée dans le temps, il est très important de toujours faire les mesures avec le même type d'appareil pour pouvoir comparer les résultats.

L'ostéodensitométrie est-elle toujours remboursée ?

NON.
L'examen densitométrique est remboursé par la sécurité sociale sous certaines conditions.
Parlez en à votre médecin, en particulier si vous avez un des facteurs de risques sus-cités et il vous précisera si vous serez remboursée.

Comment sait-on que l'on a une ostéoporose ?

Par l'ostéodensitométrie :
On a de l'ostéoporose « densitométrique » lorsque le T-score est inférieur ou égal à -2,5.
Ce score indique que la valeur de la densité minérale osseuse mesurée sur au moins 1 site osseux (vertèbres et/ou col du fémur) est inférieure de plus de 2,5 écarts-type (environ 25-30% de baisse) à la valeur maximale de la densité osseuse de l'adulte jeune (à 25-30 ans).
Lorsque le T-score est supérieur à -2,5 mais inférieur à -1, on parle d'ostéopénie. La densité osseuse n'est pas normale mais il n'y a pas d'ostéoporose. Il s'agit d'un facteur de risque d'ostéoporose. Dans la majorité des cas, en particulier si la femme n'a pas fait de fracture, il n'y pas de nécessité d'un traitement.
Lorsque le T-score est supérieur à -1, la valeur de la densité minérale osseuse est normale

Y-a-t-il des mesures préventives pour lutter contre l'ostéoporose et les fractures ?

OUI.
Il faut d'une part essayer d'optimiser son capital minéral osseux et surtout éviter sa dégradation au cours de la vie et d'autre part, éviter les chutes (notamment chez les sujets les plus âgés)

Comment peux-t-on optimiser son capital osseux ?

Le capital osseux se constitue pendant l'enfance et l'adolescence et en particulier, au moment de la puberté.

Les principaux facteurs qui conditionnent le capital osseux sont d'ordre génétique (pour plus de 80%) sur lesquels on ne peut pas agir.

Les autres facteurs sont d'ordre alimentaire (alimentation équilibrée comportant des protides et riche en calcium) et l'activité physique. Un mode de vie sain (éviction du tabac) et une exposition solaire régulière sans être excessive, permettant la synthèse de la vitamine D par la peau, sont également à conseiller.

Malheureusement et même s'il faut être attentif à respecter ces mesures, elles n'influent que peu sur le capital osseux lors de sa constitution.

Comment peut-on maintenir son capital osseux à l'âge adulte ?

Durant la vie adulte, la régularité des cycles menstruels qui sont le reflet d'un bon fonctionnement des ovaires représente le facteur principal de protection du squelette (si vous prenez une contraception estro-progestative, cela représente également un facteur de protection du squelette).

Certaines maladies et certains médicaments peuvent entraîner une perte osseuse. Votre médecin les connaît et peut vous proposer une évaluation de leur impact sur le squelette. Le tabac est également délétère pour le squelette.

Chez une femme en bonne santé, c'est la ménopause qui est le principal facteur de risque de dégradation du squelette. La perte des hormones (estrogènes) entraîne une perte osseuse qui va être plus ou moins rapide selon les femmes.

La prévention associe :
- des mesures de mode de vie (éviction du tabac, alimentation équilibrée avec au moins 3 produits laitiers/jour, activité physique régulière et exposition solaire modérée et régulière)
- et si nécessaire un THM pour freiner la perte osseuse.
En début de ménopause, c'est le THM qui est le plus approprié pour freiner la perte osseuse, surtout si vous avez des signes gênants de ménopause.

Comment et pourquoi éviter les chutes ?

La majorité des fractures surviennent à cause d'une chute.
Chez le sujet âgé, plus de 80% des fractures du col du fémur surviennent après une chute au domicile.
Il est donc important d'adapter son environnement : tapis anti-dérapant dans la douche ou la baignoire, poignée d'appui dans la baignoire, angle de tapis fixé au sol, escabeau adapté, chaussures couvrantes et à semelles anti-dérapantes….
Certains médicaments en diminuant la vigilance sont également des facteurs de risque de chute et vous devez en parler avec votre médecin.
De même toutes les mesures visant à diminuer ou à limiter un handicap visuel ou un trouble de l'équilibre ou de la marche sont à prendre en compte.

Comment calculer ma ration alimentaire en calcium ?

Une ration minimale en calcium est nécessaire pour la prévention des fractures, notamment chez la femme âgée et/ou si vous prenez un traitement de l'ostéoporose.
Des apports de l'ordre de 1000 mg/j à 1200 mg/j sont alors recommandés.
La principale source de calcium est représentée par les produits laitiers : lait, yaourts, laitages, fromages.
On trouve du calcium dans les fruits secs (amandes), certains légumes (épinards, brocolis) et dans certains poissons (saumons, sardines, anchois à l'huile), mais aussi, dans certaines eaux minérales (Contrexeville, Hépar ou Courmayeur). Le savoir est particulièrement important pour toutes les femmes qui n'aiment pas les laitages ou qui ne peuvent pas en consommer du fait par exemple, d'un taux de cholestérol élevé.

Vous pouvez vous aider de la brochure du GRIO pour un apport optimal en calcium que vous pouvez télécharger en cliquant sur le lien : http://www.grio.org/documents/depliants-information-85-1279789497.pdf

Si vous ne consommez aucun aliment contenant du calcium, votre médecin peut être amené à vous proposer du calcium sous la forme de médicaments (qui contiennent également souvent aussi de la vitamine D).

A quoi sert la vitamine D et d'où vient-elle ?

La vitamine D permet l'absorption du calcium alimentaire par l'intestin et permet d'éviter la déminéralisation du squelette.
Une carence en vitamine D, lorsqu'elle est prolongée entraîne une fragilité osseuse : c'est le rachitisme chez l'enfant ou l'ostéomalacie chez l'adulte.
La vitamine D contribue également à prévenir les fractures ostéoporotiques, en particulier chez le sujet de plus de 65 ans et diminue le risque de faire des chutes.

La vitamine D est synthétisée par la peau sous l'influence du soleil.
En France, une exposition solaire de 15 à 20 minutes/jour entre 11h00 et 15h00 sur les bras et les jambes permet une synthèse de vitamine D de l'ordre de 800 UI, ce qui représente l'apport journalier recommandé.
Mais attention les produits de protection solaire inactivent de manière quasi-complète la synthèse de vitamine D par la peau.

Où peut-on trouver de la vitamine D ?

Dans certains poissons gras (foie de morue, sardines, maquereaux, saumon), mais il faut des quantités relativement importantes pour un apport de 800 UI/jour (par exemple, 20 sardines / jour…). Il y en a également dans le foie de veau, dans les œufs ou dans le beurre mais là également, les quantités nécessaires sont très importantes.

Sous forme de médicaments ou de compléments alimentaires; le plus souvent sous forme orale (gouttes ou ampoules à boire) ou en injection intra-musculaire.
Votre médecin peut être amené à vous en proposer, surtout si vous avez plus de 65 ans, ou si votre mode de vie fait que vous n'allez jamais au soleil.




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Dernière mise à jour : 04-03-2013
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